Pauvres Dragons

De Gudule

Illustré par Salamone

P'tit Glénat – collection Vitamine - avril 2011

11 euros

 

Le chevalier Gaëtan de La Blanchenouille vole de princesse en princesse et les sauve des griffes de leurs dragons, avant de les ramener au château sur son fier destrier. Et puis ? Il ne peut pas les épouser toutes ! Les jeunes femmes se jalousent l'une l'autre, tandis que la fiancée de Gaëtan, Damoiselle Aude, menace de s'en aller. Gaëtan décide de ramener les princesses aux dragons, en un bruyant convoi brinquebalant à travers le pays. Finalement, les royales petites personnes sont assez contentes de ne plus avoir à se supporter. Les perdants sont donc... les dragons, de nouveau contraints à d'incessants babillages de la part de leurs prisonnières.

Ca démarre comme un conte traditionnel, mais dont la fin arriverait très vite : en usant de force et de ruse, le chevalier parvient à sauver la victime de son triste sort, et la prend sous son aile triomphante. Gudule nous propose la suite ; elle y dynamite les conventions dans un feu d'artifice présenté comme tout à fait naturel. On voit des princesses se montrer grossières au possible, un chevalier mou du genou, des dragons lassés de leur rôle de méchants, etc. C'est coquin, farfelu, bien tourné. Mais j'avoue, je n'ai pas aimé les illustrations outrées, brouillonnes qui conviennent pourtant au ton général de l'abum. Les dragons ressemblent peut-être aux monstres de Max et les maxi-monstres, mais la Damoiselle Aude verdâtre, version pin-up, mouais... Et surtout, surtout, la typographie m'a tout gâché : Comic Sans MS, non, je ne peux plus ! Dommage, je pensais me réconcilier avec Gudule...

Quelques jolis petits sobriquets que les reines en devenir se lancent à la tête : « Cervelle de moineau », « morve de gras-du-bide », « pipi de chat » (et alors, dit Fantasia ?), « fesse d'huître », « vomi d'araignée », et l'inattaquable « flagadouille »...

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la douce princesse, le preux chevalier et le fier destrier...

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The château.