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Les riches heures de Fantasia
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12 novembre 2012

Mary-Lou - Stefan Casta

Mary-Lou

De Stefan Casta

Traduit du suédois par Agneta Segol et Marianne Segol-Samoy

Thierry Magnier – 2012

 Il y a trois ans, Mary-Lou est tombée d’un arbre et a perdu l’usage de ses jambes. Adam, son copain de vacances, ne l’a plus revue depuis, mais se demande toujours s’il s’agit d’un accident ou pas. En effet, quelques jours avant, Mary-Lou avait compris que son père trompait sa mère. Et puis un jour, Adam a quinze ans, il croise Mary-Lou et son fauteuil roulant par hasard. Il lui propose de la rejoindre près des lieux du drame, dans la maison de vacances de son père, au bord d’un lac. Après avoir hésité, la jeune fille rejoint son ami.

Raconté par Adam, un été très introspectif commence. Il y a le style responsable et serein du jeune homme, et celui tourmenté et impulsif de Mary-Lou. Après quelques étincelles, une petite routine tranquille s’installe. Adam reste au service de son amie, non pas pour tenter de comprendre le passé – il oublie vite les questions qui lui trottaient dans la tête -, mais pour généreusement l’aider à aller de l’avant. Grâce à lui, Mary-Lou parvient à exprimer ses sentiments, son mal-être. Elle peaufine ses exercices des jambes, réalise quelques pas, se baigne. Et en retour, Adam a l’impression de mûrir, ainsi que de progresser dans l’art du dessin auquel il tient tant : en entamant le portrait de Mary-Lou, il apprend à faire passer les émotions dans son crayon.

Les jours passent, les aventures aussi avec un joli passage de robinsonnade sur une petite île. Les souvenirs d’avant reviennent régulièrement à l’esprit d’Adam, mais encore une fois davantage dans un but de remémoration de l’enfance que de tentative d’explication du geste de Mary-Lou. Stefan Casta ne nous a jamais habitués à des romans gais, mais à une sensibilité exacerbée et une conscience forte du temps qui passe. Sans trop de surprise, l’ouvrage se clôt ainsi sur la phrase : « La vie a continué. Et elle continue encore, malgré tout. » (p. 292). Je me suis laissé bercer par l’écriture délicate, la façon aigüe de parler des petites choses du quotidien, des moindres comportements pour en tirer des psychologies complexes. Un singulier et lent roman sur la douleur et la reconstruction.

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Commentaires
S
L'idée me semblait bonne, mais je dois dire que j'ai passé à travers ce roman en attendant vainement qu'il se passe quelque chose. On arrive à la fin, en étant pratiquement au même point qu'au début : on ne sait pas ce qui s'est réellement passé lors de l'accident de Mary-Lou, on ne sait pas si Adam l'aime vraiment, ni si elle l'aime aussi, on ne sait pas si elle remarchera un jour, si elle retournera voir son père... Les trois quarts de l'histoire se résument à la description de ce qu'ils ont mangé aux repas et ce qu'ils ont fait pendant la journée (lire, peindre, apprendre à nager).<br /> <br /> À plusieurs reprises, je me suis dit, ça y est, ils ont entendu un bruit, quelqu'un va arriver et l'histoire va enfin démarrer. Ou lorsqu'ils décident d'aller s'installer sur l'île du Solitaire, je me suis dit qu'ils allaient enfin se parler réellement et nous dévoiler quelque chose d'intéressant, mais non. Ça n'a été que la continuité de ce qu'ils faisaient au chalet : manger, dessiner, nager.<br /> <br /> On termine ce roman plutôt déçu. J'ai eu l'impression d'avoir perdu mon temps. Ça aurait PU être une bonne histoire, mais c'est complètement raté, à mon avis.
F
Hi hi ! Ca me fait pareil quand je fais des petits tours de blogs, moi aussi ! Bonnes lectures, miss !
L
Il faut que j’arrête de venir sur ton blog (c'est une blague) mais je repars toujours avec un tas de titres en tête !!! ;-)
Les riches heures de Fantasia
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