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Les riches heures de Fantasia
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20 juillet 2012

La Maison Sans-pareil tome 1 - Elliot Skell

La Maison Sans-pareil tome 1 : l'oiseau noir

de Elliot Skell

traduit de l'anglais par Alice Marchand

Flammarion jeunesse – juin 2012

L'immense famille Capelan, descendante du capitaine Capelan, vit grâce à la fortune de l'aïeul, dans ce qui s'apparente presque à une petite ville gothique, tenue en état par une armée de domestiques. Les journées se conçoivent selon des rituels précis, et dans une ignorance complète des réalités du monde extérieur. Chaque Capelan adulte se passionne pour une microscopique activité, qu'il pousse à l'obsession : poésie, marionnettes, coiffure, étude des ombres portées par les innombrables bâtiments... La jeune Omnia n'a pas encore développé de penchant, et observe avec intérêt tout ce qui se passe autour d'elle. Les décès successifs du chef Capelan en titre et de son premier majordome attirent son attention, surtout lorsqu'elle se rend compte qu'un mystérieux messager à capuche noire rôde dans la Maison. Vite, elle se rend compte qu'elle est en danger, et elle fait appel à son cousin Etergrand pour la protéger le temps qu'elle enquête.

Toutes les conditions de bizarrerie, de frissons sont réunies pour plaire, et pourtant, j'ai eu un peu de mal à décoller. Par la voix d'un narrateur externe qui s'adresse souvent à son lecteur, l'auteur pose très bien son intrigue, revenant aux origines des événements qui vont se dérouler, présentant les personnages auxquels il va s'attacher, sans oublier de donner corps et mystère à la Maison (elle mérite son grand M, j'adorerais m'y perdre !). Mais on répète souvent les mêmes informations, les mêmes blocs de phrases – je sais, cela peut être un effet, mais là il y en a beaucoup, trop -. Ou bien on détaille une action, un dialogue savoureux outre mesure, l'étirement faisant perdre son humour à la chose. Je m'attendais à ce que cela pétille, rebondisse, nous tire par le museau, or l'écriture un peu lente force le trait de complicité avec celui qui est derrière la page et finit par agacer.

Je n'ose imaginer que le roman ait été calibrée pour son lectorat (soit des 10-12 ans), l'ensemble de bonne qualité démentant cette idée. L'histoire en elle-même vaut le détour : Omnia réussit à la fois à clore son enquête à rebondissements et fausses pistes, tout en gardant une ouverture sur la suite (les mystérieux « eterfui » volants, la sauvage Basilica Capelan...). J'ai apprécié l'aspect social de l'ouvrage, avec ces nobles complètement déconnectés des réalités, en fait gouvernés sans le savoir par leurs propres domestiques qui semblent monter complot sur complot. Tout cela est esquissé et devrait se développer dans un deuxième (et dernier??) tome. Je saurai faire fi de mon petit regret, la Maison Sans-pareil est... unique !

L'avis de Radicale

 

2012-07-03 12

 

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Commentaires
C
j'ai beaucoup aimé ce livre mais je trouve dommage qu'il n'y aies pas de tome 2... car il reste plusieurs mystère!!!
F
Je lirai ton avis avec plaisir pour parfaire le mien - il est un peu mitigé...
B
hâte de l'avoir entre les mains...
Les riches heures de Fantasia
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