Mathieu Hidalf et la Foudre fantôme - Christophe Mauri
Mathieu Hidalf et la Foudre fantôme
De Christophe Mauri
Gallimard jeunesse – janvier 2012
Le Mathieu Hidalf nouveau arrive : à onze ans tout juste, il est bien décidé à intégrer la prestigieuse école élitienne et ainsi approcher son héros, le capitaine Louis Serra. Il passera l’examen sur fond de tricherie, bien évidemment, pour une fois encouragée par son père Rigor Hidalf pressé de se débarrasser de cet intenable rejeton. Une fois dans les murs, Mathieu et deux de ses compagnons vont disposer d’un mois pour accomplir une épreuve déterminante : attraper une gracieuse biche argentée légendaire, la Foudre fantôme, symbole de l’amour que se portaient les deux fondateurs de l’école élitienne. Fidèle à lui-même, Mathieu commence par fanfaronner et papillonner… avant que tout le monde ne se rassemble autour d’événements autrement plus dramatiques que la biche.
Quel plaisir de retrouver Mathieu, dont le personnage se creuse derrière la délicieuse façade tête à claques : bon gré mal gré, le garçon apprendra à respecter sa parole, s’allier avec l’autre pour réussir… Mais pas d’inquiétude, vous aurez encore envie de le balancer par la fenêtre de la Tour Disparue !
Les rebondissements sont nombreux, et les mystères s’emmêlent pour préparer les tomes suivants : malédiction de Circé, frères Estaffes à l’affût, jeune prétendant doué que personne ne connaît et danger inconnu sous l’arbre doré de l’école, il est hors de question que Mathieu s’ennuie. D’autant plus que ses visions du futur intéressent de hauts responsables de l'école et que Louis Serra en personne semble l’avoir pris en amitié. Et on sent bien que ces futures aventures se composeront désormais autour d’une petite équipe, de Romeo Pompous aux trois sœurs Juliette : leurs relations parfois épidermiques ne promettent que du plaisir au lecteur !
L’intrigue virevoltante reste suffisamment intelligible pour les jeunes, et l’écriture manie l’humour avec simplicité, usant souvent de comparaisons réjouissantes, d’inventions malicieuses (le chat doré Griffrigor et ses bottes de sept lieues…), d’affirmations inattendues et définitives. Doué en diable, Christophe Mauri a trouvé une plume et son héros avec Mathieu, qu’on ne quitte plus qu’à regret. Le même effet que produisait Harry Potter à la fin de chaque tome !


La Foudre fantôme existe, Fantasia l'a rencontrée !