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Les riches heures de Fantasia
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9 novembre 2011

Une dernière Chance - Seita Parkkola

Une dernière Chance

De Seita Parkkola

Traduit du finnois par Johanna Kuningas

Actes Sud junior – collection Romans ado – février 2011

14,80 euros

 

Parce qu’il a quelques difficultés de comportement, Viima est envoyé à l’Ecole de la Dernière Chance. Là, il lui est enjoint de renoncer à toute volonté, d’étouffer sa personnalité. Malgré ses efforts manifestes, le jeune homme est très vite réprimandé et brimé par ses gentils camarades. On lui pose une « marque » sur tous ses vêtements, ses parents disparaissent. Dans une usine désaffectée proche de l’école, Viima rencontre India, ancienne élève renvoyée, désormais sans domicile mais libre : elle lui redonne espoir. Ensemble, ils vont chercher à comprendre le mystère de masques en cire représentant les visages des élèves, cachés dans les caves de l’établissement.

Trèzétrange… Malgré un narrateur (Viima) expressif qui ne se prive pas de nous alerter des tournants de son récit, l’atmosphère reste curieusement froide, extérieure. On remarque les invraisemblances : comment des parents aimants ont-ils pu accepter de telles conditions ? Quid du programme scolaire de cet établissement privé ? Mais on avance, malgré tout happé par l’aspect délétère qui se dégage, y compris du côté de India que je n’ai pas réussi à apprivoiser. Je me suis demandé si tout cela allait finir tel un Elephant, film au moins aussi glaçant que ce gros roman. Les masques sont le pompon fantastique, point d’interrogation horrifique qui reste d’ailleurs non résolu.

Alors… Je n’ai pas aimé, mais j’ai reconnu la force déconcertante. Si Seita Parkkola voulait nous faire réfléchir sur les systèmes éducatifs, elle a parfaitement réussi. A lire à partir de 15 ans.

dernirer chance

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Commentaires
B
Je partage complètement la critique de Sophie Pilaire. Je suis en train de lire Une dernière chance (j'en suis à la page 265 sur les 349 pages du roman) et j'avoue que je me pose des questions sur l'écriture de ce livre. Il fait partie de ces livres où l'auteur entretient une sorte de suspense qui est très frustrant car rien de vraiment intéressant ne se passe ! Alors on poursuit la lecture en se disant que plus loin peut-être cela va prendre un autre rythme et... non, pas dans ce livre. Je ne suis pas loin de l'ennui mais curieuse je veux aller jusqu'à la fin de cette lecture, pour voir comment l'auteur arrive au bout de cette histoire. Ce roman quelque part me met un peu en colère car le procédé d'écriture me semble complètement artificiel. Et les invraisemblances sont gênantes, les situations incompréhensibles (par exemple : pourquoi les parents qui inscrivent leur enfant dans un tel établissement, qui sont donc d'accord avec les méthodes éducatives, disparaissent-ils ? Et les autres enfants qui ne sont pas des enfants difficiles ni des enfants renvoyés de cette école, où sont-ils, dans quelles écoles vont-ils ? Pourquoi les élèves renvoyés de cette école vivent-ils dans l'usine désaffectée ?) Documentaliste en collège, ce livre pourrait être lu par des élèves de 3e, mais je regrette de l'avoir acheté. Cependant je suis curieuse de savoir comment les élèves vont le percevoir. En conclusion, c'est un livre très décevant malgré le prix qu'il a obtenu en 2011 et qui m'a incité à l'acheter.
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