Une dernière Chance - Seita Parkkola
Une dernière Chance
De Seita Parkkola
Traduit du finnois par Johanna Kuningas
Actes Sud junior – collection Romans ado – février 2011
14,80 euros
Parce qu’il a quelques difficultés de comportement, Viima est envoyé à l’Ecole de la Dernière Chance. Là, il lui est enjoint de renoncer à toute volonté, d’étouffer sa personnalité. Malgré ses efforts manifestes, le jeune homme est très vite réprimandé et brimé par ses gentils camarades. On lui pose une « marque » sur tous ses vêtements, ses parents disparaissent. Dans une usine désaffectée proche de l’école, Viima rencontre India, ancienne élève renvoyée, désormais sans domicile mais libre : elle lui redonne espoir. Ensemble, ils vont chercher à comprendre le mystère de masques en cire représentant les visages des élèves, cachés dans les caves de l’établissement.
Trèzétrange… Malgré un narrateur (Viima) expressif qui ne se prive pas de nous alerter des tournants de son récit, l’atmosphère reste curieusement froide, extérieure. On remarque les invraisemblances : comment des parents aimants ont-ils pu accepter de telles conditions ? Quid du programme scolaire de cet établissement privé ? Mais on avance, malgré tout happé par l’aspect délétère qui se dégage, y compris du côté de India que je n’ai pas réussi à apprivoiser. Je me suis demandé si tout cela allait finir tel un Elephant, film au moins aussi glaçant que ce gros roman. Les masques sont le pompon fantastique, point d’interrogation horrifique qui reste d’ailleurs non résolu.
Alors… Je n’ai pas aimé, mais j’ai reconnu la force déconcertante. Si Seita Parkkola voulait nous faire réfléchir sur les systèmes éducatifs, elle a parfaitement réussi. A lire à partir de 15 ans.
