Halo, l'amour interdit - Alexandra Adornetto
La jeune ange Bethany est envoyée avec Gabriel (l’archange) et Ivy sur terre, dans une petite ville où semblent se concentrer les forces du mal. En s’introduisant dans la population (le lycée), il s’agit de contrebalancer les ténèbres par des actions de bien. Si Gabriel et Ivy s’adaptent à peu près aux mœurs humaines, Bethany s’épanouit dans ce monde nouveau pour elle. Elle tombe même éperdument amoureuse d’un jeune homme, Xavier.
L’idée de base me paraissait un tantinet improbable. D’ailleurs, elle le reste : une intrigue cousue de fil blanc et un manichéisme grossier. Heureusement, l’auteur n’insiste pas trop sur l’aspect catholique de la chose, quelques messes réconfortantes mises à part. Mais la narratrice Bethany change la donne : loin d’être l’ange irréprochable, elle accumule les gaffes voir compromet le secret du paradis tout entier. Voir les trois êtres surnaturels découvrir la cuisine, les appareils technologiques, etc, offre de bons moments. C’est finalement le personnage de Xavier, preux et mystérieux chevalier blanc, qui m’a lassée : comment Bethany peut-elle aimer quelqu’un d’aussi parfait, elle qui aime justement les humains pour leurs faiblesses ? Bref, un roman qui ne fait pas date mais qui se lit plutôt bien.
Halo, l’amour interdit
De Alexandra Adornetto
Traduit de l’anglais (australien) par Laure Manceau
Pocket jeunesse – avril 2011
17,50 euros

Fantasia : Toutes ces histoires de plumes et d'oiseaux, moi, ça me passe au-dessus... Ca vole, mais ça vole !
Je n’ai pas lu Hush, Hush de Becca Fitzpatrick (Le Masque, 2010), mais les critiques souvent contradictoires que j’ai pu rencontrer m’amènent à citer le livre ici : l’histoire d’une humaine qui tombe amoureuse d’un ange… Y a comme un goût de déjà vu… une espèce de halo ;-)
Question anges, un autre roman m’avait laissée complètement décontenancée : Ce que disent les nuages de Lorris Murail (Archipel, 2009).
Deux extraits en direct du Paradis :
« Je suis descendue proposer mon aide à Gabriel en cuisine. Je l’ai trouvé penché sur son livre de recettes à la page « Risotto aux champignons ». Ambitieux, pour un débutant, mais il s’agissait de Gabriel. L’archange. Il était capable de tout réussir sans entraînement. » (pp. 48-49)
« Gabriel et Ivy étaient trop énigmatiques. Comment je pouvais voir où était le problème si eux-mêmes n’arrivaient pas à le formuler ? Ma sortie avec Xavier n’était qu’une petite entorse à notre routine, je ne voyais pas quel mal j’avais fait. Ales entendre, c’était comme si j’avais un rhume, comme si Xavier était un virus dont je devais me débarrasser. Or jamais je n’avais désiré la présence d’une personne à ce point. Si Xavier était une maladie, alors je ne voulais pas guérir. Même si ce que j’éprouvais devait m’attirer une punition divine. Ca n’avait aucune importance. » (pp. 116-117)