Gris bleu

de Bob Staake

Milan – 2014

coup de coeur

Pas très heureux à l'école, un petit garçon rencontre un oiseau bleu et malicieux, qui va tout faire pour rendre le sourire à celui qu'il a décidé de prendre pour ami. Quelques miettes de gâteau plus tard, les voilà inséparables. Le parc devient un terrain de jeux inépuisable, et ce même si le garçonnet ne se mêle toujours pas aux autres enfants. Un peu plus loin, c'est la mauvaise rencontre. Une bande de chenapans attaque le petit héros, et, sans vraiment le vouloir, l'un deux lance une branche sur l'oiseau. La fragile petite vie s'éteint. Arrivent alors les amis de l'oiseau : ensemble, avec le jeune humain, ils vont offrir une nouvelle naissance à leur congénère, loin dans les nuages...

Sans une parole, tout en couleurs gris (l'enfant triste) et bleu (l'oiseau pimpant), découpé en multiples cases et dessiné à partir de formes géométriques, l'album impressionne grandement. Solitude, amitié, rire et joie, méchanceté, chagrin (et même deuil) : toutes les émotions enfantines passent à travers une histoire d'une grande délicatesse. L'espoir finit par gagner car la solidarité existe chez les oiseaux (ah bon ? nous dit Fantasia), mais on s'interroge toutefois sur le fait que l'enfant n'a toujours pas d'amis humains... Il n'empêche : le traitement original et la finesse extrême d'un sentiment universel en font un beau coup de cœur.

A lire aussi : Une chanson pour l'oiseau de Margaret Wise Brown et Remy Charlip (Didier jeunesse, 2013)

IMG_9018

IMG_9020

IMG_9021

IMG_9022