Le singe et l'épi de maïs

un conte du Pérou raconté par Nadia Gypteau

illustré par Guillaume Plantevin

Flammarion – collection Père Castor – 2013

On cultive le maïs au Pérou depuis des siècles. D'où vient-il ? Ce serait un petit singe blanc qui le premier a trouvé un épi. Il l'a enterré près d'un palmier, et l'arbre coquin le lui a caché. Le singe l'a alors menacé du feu. Mais les flammes se reposaient, et le singe a dû les menacer de l'eau. Cette dernière ne voulait pas non plus l'aider : il a fallu faire appel au tapir, lequel n'avait pas soif ! Le singe se tourne alors vers le jaguar, qui faisait la sieste. En désespoir de cause, le petit héros s'adresse aux chasseurs. Et là, chacun se réveille pour, en cascade, exécuter ce que demandait le rusé singe ! Après avoir enfin récupéré son épi de maïs, le blanc animal en offre des grains aux hommes : c'est ainsi que la plante est devenue comestible puis cultivée.

Comme beaucoup de contes, celui-ci donne une explication à un phénomène social de la région dont il est issu. Et à l'exemple d'autres aussi, il se base sur une forme de ritournelle, créant ainsi le suspens. Animaux et éléments naturels y parlent (dans une langue très contemporaine), y agissent au même titre que les hommes, d'ailleurs plutôt passifs face à ce petit singe survolté et affamé ! Les illustrations colorées, avec un petit effet graphique, offrent humour et des impressions de mouvements prononcés, qui modernisent l'ensemble. On ne mangera plus de maïs sans penser à ce facétieux palmier.

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