Zombies Panic tome 1

de Kirsty McKay

traduit de l'anglais par Daniel Lemoine

Seuil jeunesse - 2012

Roberta (Bobby) ne voulait pas participer à ce voyage scolaire en Ecosse. Sur le trajet du retour, lors d'un arrêt repas, elle décide de rester dans le car. Bien lui en prend : la quasi-intégralité de la classe, professeurs compris, meurt, puis ressuscite sous la forme de hargneux zombies. Quelques survivants se rassemblent : Bobby, Smitty le rebelle, Alice la populaire, Pete le geek. Après moult dangereux allers et venues jusqu'à l'étape gourmande pour tenter de comprendre, les quatre jeunes gens atterrissent dans un magnifique vieux château. Pour se rendre rapidement compte que des vivants peuvent également leur vouloir du mal... Derrière cette épidémie de zombies se cacherait du jus de carottes contaminé et un puissant laboratoire pharmaceutique – celui-là même pour lequel travaille la mère de Bobby. L'aventure ne fait donc que commencer !

Frissonnant (voire violent) et hilarant. Pas romantique, et on apprécie. Kirsty McKay nous lance directement dans l'action, avec coups de hache, décapitation à la planche de snowboard, explosions d'essence et crises de nerf multiples. De temps à autre, la narratrice Bobby ressent une brève attirance pour Smitty, vite refoulée pour cause de risque de morsure ou d'Alice crispante. Les héros crient, pleurent, font de l'humour noir pour résister à la panique, se raccrochant à des petits détails de la vie d'autrefois brutalement interrompue – Alice se maquille, Pete pense à un nouveau processeur informatique...

A part cette découverte (drôle) du jus de carottes distribué à l'entrée du restaurant, nous n'avons que peu d'explications sur le pourquoi du comment : il faut survivre avant tout. La dernière partie se charge de donner des pites, avec l'inévitable multinationale cupide. Certes, une scénarisation de ce roman, très visuel, serait aisée. Mais on sent aussi que l'auteure a mis de la sincérité, a réussi un ton parodique dans son œuvre afin qu'elle soit appréciée dès la lecture. A ranger dans la catégorie bonne détente horrifique, dès 13 ans !

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