Time Riders tome 3 : code apocalypse

D’Alex Scarrow

Traduit de l’américain par Anne Lauricella

Nathan – 2012 

Les trois « Time Riders » Maddy, Sal et Liam doivent désormais se débrouiller seuls pour aider le monde tel que nous le connaissons à se dérouler sans heurts temporels intempestifs. Malheureusement, la sensible Sal détecte une nouvelle anomalie, liée à un manuscrit du Moyen-Age anglais. Un homme du XXème siècle en a décrypté un bout, qui semble s’adresser directement à nos héros. Liam, accompagné des deux unités de soutien Becks et Bob (ressuscité), s’enfonce bientôt dans la forêt de Nottingham en 1194… Il comprend que le manuscrit, rassemblé avec un décodeur, forme un tout considéré comme le Saint-Graal par les templiers, et logiquement très convoité par Richard Cœur de Lion. Ce dernier est pour l’instant prisonnier en France, et son frère Jean gouverne – fort mal – le pays. Liam va s’employer d’une part à faire que le versatile Jean suive bien sa vie telle que l’Histoire l’a retenue, et d’autre part à mettre la main sur ce Saint-Graal afin de comprendre un autre message qui aurait encore été éventuellement envoyé pour les « Time Riders » depuis le futur… Mais il n’est pas le seul à poursuivre ce but : et si Robin des bois n’était qu’une autre unité de soutien invincible ?

Il est excessivement difficile de résumer en quelques mots ce touffu roman, tant il se raccroche aux tomes précédents dans son univers, et tant l’auteur prend un malin plaisir à emberlificoter ses intrigues au fil des tomes – il y en aura neuf. Le contexte du Moyen-Age anglais, au sein duquel Liam va s’épanouir, est ici éminemment plaisant (enfin selon mes goûts), et on passe de fait sur les (trop) complexes considérations d’une histoire faite, défaite, etc. Les scènes sont souvent drôles, il y a du suspense et de l’action aux bons moments, de la réflexion avec des séquences devinette lorsqu’il faut décrypter les codes.

Du côté de la base, nous suivons Maddy, devenue chef d’équipe, prise aux tourments de décisions graves : doit-elle tout dire à ses amis, faut-il absolument effacer toute trace de souvenir des événements dans les esprits de ceux qui les ont inévitablement aidés, etc. Elle est aidée de manière inattendue par Becks et Bob, « robots » qui s’humanisent de plus en plus. C’est globalement plaisant, et la fin joue avec nos nerfs de façon aussi agaçante que réussie… Une série au charme certain, que l’on devrait suivre dès 2013 en pleine guerre de Sécession : encore une époque qui me tente, et je crois que cela compte dans mon appréciation positive ou pas de chaque roman. 

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