La nouvelle aventure de Pierre Lapin

d’Emma Thompson

illustrations d'Eleanor Taylor

traduit de l'anglais par Jean-François Ménard

Inspiré du conte original de Beatrix Potter

Gallimard jeunesse – 2012 

Beatrix Potter, c’est le petit talon d’Achille de Sophie, et ce depuis la tasse Pierre Lapin dans lequel elle buvait son chocolat chaud avant d’aller à l’école (la maternelle, hein !). On collectionne avec Fantasia les mini-formats de toutes les aventures des héros de Mme Potter, et on nous a même offert pour nos trente ans le Grand livre de Beatrix Potter qui les rassemble en un seul volume ! Il fallait donc absolument qu’on jette un œil sur cette nouvelle version, avec Emma Thompson à l’histoire et Eleanor Taylor à l’image. La relève était difficile à assurer, et pourtant… la magie fonctionne encore.

Cette fois-ci, Pierre a pris de l’indépendance et n’hésite même plus à se glisser dans le jardin de M. McGregor. Mieux, il s’introduit dans son panier et lui mange ses sandwichs au fromage ! Sans le savoir, Pierre va être emmené en carriole loin de sa maison, au beau milieu des collines. Heureusement, il rencontre Finley et sa famille, des cousins écossais, qui préviennent la mère de notre héros. Il accompagne Finley à un tournoi traditionnel de lancer d’objets lourds, où il s’ennuie un peu. Poussé par sa curiosité instinctive et par sa gourmandise naturelle, Pierre va réussir grâce à l’étonnant biais d’un radis géant à… gagner la compétition ! Sur toutes ces aventures, le lapinot n’a plus qu’à regagner sa maison, où, une fois n’est pas coutume, sa maman lui pardonne.

L’auteure et l’illustratrice n’ont pas vraiment cherché à imiter Beatrix Potter, car elle est tout simplement impossible à égaler. Elles ont par contre voulu conserver l’idée d’un univers animalier à la fois complet, protégé ainsi qu’une atmosphère bienveillante, entre tendresse et malice sautillante. L’histoire de Pierre est plus élaborée, plus aventureuse que celles sorties de l’imagination de Miss Potter ; il s’agit presque d’un petit conte et non d’une scénette, où le radis est d’ailleurs autant au centre que le lapin. Le dessin, quant à lui, reprend les rondeurs des animaux, mais avec un trait « duveteux », et aussi des attitudes davantage humaines. On peut sans hésiter parler d’hommage, d’une réappropriation sincère et passionnée. Nul doute que Pierre Lapin, 110 ans en 2012, apprécie !

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