Vert Emeraude

De Kerstin Gier

Traduit de l’allemand par Nelly Lemaire

Milan – collection Macadam – 2012

Gwendolyn continue à tenir son rôle de voyageuse temporelle, rencontrant ainsi ses ancêtres à travers les siècles pour le meilleur comme pour le pire. Quand elle n’ « élapse » pas, elle pleure sur sa relation compliquée avec Gideon, cherche un coffre dan la maison familiale sur les conseils de son grand-père de 1956, ou se dispute avec la parfaite Charlotte. Mais la jeune fille, qui nage dans un brouillard d’incompréhension depuis le début de ses aventures, va enfin obtenir des réponses, et même lever des secrets, quitte à refaire son arbre généalogique…

Soit ce n’était pas le moment pour moi, soit Kerstin Gier a trop tiré sur la ficelle de la trilogie, étirant le plaisir jusqu’à le diluer dans ce dernier tome, après Rouge Rubis et Bleu Saphir. Gwendolyn est toujours adorable de spontanéité, la gargouille Xemerius impayable de sarcasmes, et Gideon suprêmement agaçant de beauté. On va et vient dans le temps, et Gwendolyn apprend à mener son enquête parallèle pour comprendre les réels enjeux du chronographe complété. Son personnage s'étoffe, elle prend de l'assurance tout en restant fidèle à sa maladresse. Les révélations interviennent seulement à la toute fin, et elles sont rapides, comme l’exprime bien Bouma. De fait, j’aurais aimé que ces éléments-là soient davantage développés, à la place des incertitudes amoureuses de l’héroïne. Ces dernières ne sont pas désagréables car notre narratrice possède un charmant petit caractère, mais… cela resterait presque commun alors que la trame de fond originale était là. Ceci dit, on peut a contrario remercier l’auteure de ne pas nous avoir noyés dans des querelles de pouvoir séculaires entre les de Villiers et les Montrose. Bref, j'ai un avis mitigé en regard des opus précédents, et c’est bien dommage. Que cela n’empêche toutefois personne de commencer cette série tonique et drôle !

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