Rosalie aime le rose (mais pas seulement)

De Claire Cantais

Atelier du Poisson Soluble – avril 2012

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C’est le dernier tome de la « trilogie velue » de Claire Cantais, après Raoul la terreur (2008) et Je ne m’appelle pas Bernard (2010). Et ce n’est pas le moins corrosif. Rosalie profite d’un moment de solitude lorsque Barnabé, tout beau avec son chapeau, arrive et entreprend de séduire la demoiselle. Il n’est pas très fin voire même très lourd, ce que ne manque pas (violemment) de lui faire remarquer Rosalie. Les filles veulent de l’amour, des sentiments, des petites fleurs et des papillons qui volettent. Barnabé repart tout penaud, laissant Rosalie s’adonner à son activité favorite que je vous laisse découvrir.

Sous couvert du rire et avec une diabolique pirouette finale, Claire Cantais propose des réflexions de fond : sur le sexisme en littérature jeunesse, sur les signes amoureux et leurs interprétations, sur le harcèlement aussi… Rosalie est une fille d’aujourd’hui, décomplexée, affirmée, contradictoire. En quelques coups de ciseaux habiles au travers de feuilles de canson couleurs, l’illustratrice compose des grosses boules rondes hérissées qui s’agitent, se déforment – les corps et les yeux sont très expressifs – sur des fonds neutres. Mais elles restent toujours douces au toucher (voir les désormais fameuses couvertures), car au fond de ces petits monstres palpitent des sentiments très humains. Une adorable et piquante réussite !

Cet album m'a aussi fait penser à Marre du rose ! de Nathalie Hense et Ilya Green (Albin Michel jeunesse, 2009)

Alors, alors... La tentation était forte mettre la queue de Fantasia en valeur avec le pompon rose de la couverture (et vice-versa)... Revue de détails en photos !

 

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17/20