Humaine

De Rebecca Maizel

Traduit de l’américain par Valérie Le Plouhinec

Albin Michel – collection Wiz – avril 2011

16 euros

Hatersage - Angleterre, 1910. Lenah Beaudonte est une vampire des plus cruelles et est entourée des plus puissants de son espèce, son cercle. Mais son souhait le plus cher est de redevenir humaine. Grâce au sacrifice de son créateur et compagnon, Rhode, elle réussira à se libérer de la malédiction et retrouvera l’humanité qu’elle a perdue une nuit du XVème siècle. Propulsée dans au XXIème siècle après cent ans d’hibernation, elle va redevenir une lycéenne de 16 ans presque comme les autres au sein de l’internat de Wickham. Retrouvant des sensations jusqu’alors oubliées, elle y découvrira l’amour et l’amitié mais aussi les petites guerres d’adolescentes. Petit à petit, la nuit quitte le cœur de la jeune femme tout comme ses pouvoirs alors qu’elle goûte à la vie. Elle s’étonne, s’abandonne, pleure, rit et commence enfin à croire au bonheur. Hélas, la Nuit Rouge approche et le cercle se mettra bientôt en chasse afin de retrouver sa reine…

Un roman de vampires mais pas tout à fait. Rebecca Maizel se positionne à contre-courant des habituels romans de bit-lit, l’humanité représentant le cœur de son roman. On redécouvre ce que c’est qu’être humain, ces petites choses du quotidien qui nous semble anodines et auxquelles on ne prête pas grande attention à travers le regard avide et curieux de l’ex-vampire. L’auteur alterne le récit humain de Lenah et des flashbacks de sa vie vampirique, qui s’atténuent au fur et à mesure du récit alors que la jeune femme s’abandonne de plus en plus à son humanité.

L’histoire avance vite, presque trop vite, alors que Lenah découvre sa nouvelle vie la voilà déjà replongée dans la nuit éternelle. Un récit enthousiasmant, parfois frustrant mais qui laisse à méditer sur la beauté d’être humain, le tout écrit dans un style fluide et agréable. Un roman de détente que l’on ne peut que recommander à tous ceux qui veulent passer un bon moment, fan du genre ou non.

Charlène Perrin (LP Bibliothèques – IUT Paris Descartes)

Fantasia à l’Université

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