La Rose noire, cinq récits du Moyen-Age

Rageot – collection Récits – avril 2007

6,30 euros

 

rose noire

 

La Rose noire d’Alain Surget

Une mystérieuse épidémie de morts féminines met en cause des pommes à mettre senteur, colliers aux herbes mortelles.

 

Les Treize Coups de minuit d’Evelyne Brisou-Pellen

La peste sévit au village, et chacun cherche à obtenir des indulgences. L’arrivée d’un nouveau curé, puis son assassinat, viennent semer une panique supplémentaire.

 

L’Epée de la Pucelle de Christian Grenier

Pièce inédite du procès de Jeanne d’Arc, ce témoignage devant juge du frère de la Pucelle constitue un éclairage… par l’objet (simplement magique ou divin ?) de son action et de sa vie.

 

Le Puits maudit d’Aubert & Cavali

Qui a dit que les chats n’avaient pas de mémoire ? La vengeance est un plat qui se mange froid, mais se savoure.

 

La Clé de feu de Jean Molla

L’alchimiste est mort. Victime d’un démon ? Le moine qui raconte cette histoire a soupçonné d’emblée la patte humaine…

 

On sous-estime souvent ce genre de petits recueils collectifs. Ceux qui y participent sont soupçonnés de ne pas être capables d’une œuvre plus ample. Or, c’est plutôt l’inverse qu’il faut se demander : un écrivain peut-il se couler facilement dans le moule délicat du récit court ? Attirée par la notoriété des auteurs, et par le genre donc peu courant en littérature jeunesse de la nouvelle, j’ai finalement passé un superbe moment de lecture comparative.

 

Rose noire est pour moi la confirmation que, au-delà d’une histoire donnée, chaque écrivain possède son inspiration, son écriture, ses préoccupations profondes. Christian Grenier s’appuie ainsi sur de l’historique avéré pour suggérer du fantastique, tandis qu’Evelyne Brisou-Pellen excelle dans le policier à surprises. Jean Molla tourne autour des turpitudes humaines, des passions les plus variées. Brigitte Aubert et Gisèle Cavali ont ma préférence (et celle de Fantasia) toute subjective, avec un récit très fin, très féminin. Enfin Alain Surget développe, déroule avant de devoir couper court, fin abrupte.

 

A lire donc, non pas tant pour les récits eux-mêmes que pour les littératures qui se dévoilent en toile de fond !

 

challengeMA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3/5 ! Et une jolie découverte

que je n'aurais pas faite sans le challenge...