Loin de la ville en flammes

De Michael Morpurgo

Illustré par Michael Foreman

Traduit de l’anglais par Diane Ménard

Gallimard jeunesse – avril 2011

13,50 euros

 

Un petit garçon accompagne sa mère infirmière dans une maison de retraite. Il rencontre Elizabeth, vieille dame qui radote à propos d’un éléphant dans son jardin. Le petit garçon va forcer les confidences de la retraitée, et découvrir une belle histoire d’amitié… En 1944, à Dresde, la mère d’Elizabeth, soignante au zoo, a sauvé une jeune éléphante des bombardements et l’a emmenée avec ses deux enfants sur la route. En chemin, la petite troupe rencontra Peter, officier canadien. Perdu dans la campagne au milieu du conflit, tout ce beau monde devenu solidaire a essayé de survivre à un hiver drastique.

 

Michael Morpurgo est un conteur, spécialiste des histoires émouvantes enchâssées dans le passé et entre les narrateurs. Michael Foreman est un magicien, habile dans le rendu fin des expressions humaines ou animalières. Diane Ménard connaît parfaitement les subtilités de l’écriture de Morpurgo, et sait en donner toute la force de vie en français. Forcément, le livre est bon, peut-être un tantinet larmoyant ou appuyé à certains endroits, mais globalement très plaisant. Alors quoi ?

 

J’ai malheureusement eu l’impression d’avoir déjà lu l’histoire, en remplaçant simplement un enfant anglais par un gamin allemand et un chat ou un chien par un éléphant (nouvelle veine depuis Enfant de la jungle ?). C’est très difficile de dire sa déception, parce qu’intrinsèquement, si je n’avais jamais rien lu de Morpurgo, j’aurais beaucoup aimé ce livre. L’auteur aime les hommes, aime les animaux, les fait évoluer ensemble dans un monde qui n’est pas de bisounours mais qui œuvre constamment pour aller vers l’harmonie. L’illustrateur itou. Il est donc malvenu de parler d’essoufflement, mais sans doute… un petit grain de liberté narrative à la Cheval de guerre n’eût-il pas été de trop.

 

A suivre !

 

morp