Roulette russe : Noël en juillet

De Anne-Gaëlle Balpe, Sandrine Beau et Séverine Vidal

Oskar éditeur – juin 2011

9,95 euros

 

Au numéro 180 de la rue ( ? ?), il y a deux immeubles. Tomaso, fils de la gardienne, Youri, dont la famille tient un restaurant, sont tous les deux amoureux de la gracile Emma, issue d’un milieu aisée. Les querelles sous-jacentes de ce triangle amoureux sont perturbées par l’assassinat en série de chats du quartier. Nos trois héros mènent l’enquête…

 

Chacun des personnages prend la parole à tour de rôle pour 1/ faire avancer l’action 2/ confier ses sentiments. Le 2/ prend souvent le pas sur le 1/, et il faut bien quelques interventions anonymes (en italique) du tueur himself, version Psychose, pour relancer l’intrigue. J’ai été déçue par ce petit roman qui court deux lièvres à la fois, et, à mon avis, bâcle un peu l’intrigue policière. Le frisson est bien là, glauque à souhait, mais le coupable est trouvé trop facilement, entre deux prises de bec Youri/Tomaso et une minauderie d’Emma. Par contre, j’ai bien aimé le contexte folklorique (un brin tendance mafieuse ?) du restaurant russe mal nommé Al Capone ; j’aurais aimé en savoir plus sur les figures secondaires, telle celle du sans domicile Félix.

 

Ceci dit, l’écriture reste vive, fraîche, une gageure si on prend en compte le fait que le roman a été écrit à… six mains. On peut penser qu’il fallait à Anne-Gaëlle Balpe, Sandrine Beau et Séverine Vidal le temps de s’accorder, de rôder leur collaboration. Deux autres tomes de cette série « Roulette russe » sont d’ores et déjà prévus (octobre 2011 et 2012) : Fantasia, dépassant sa peur de se faire assassiner, ira sûrement y jeter un œil. Trois jeunes auteures à ne pas négliger, assurément !

 

noel juillet

 

Bon, Fantasia s'insurge évidemment devant cette couverture terrrrible, la plus effrayante jamais imaginée.

Quid du titre ? Pour le comprendre, il vous faudra attendre ni plus ni moins que la dernière page...