Rose et la maison du magicien

De Holly Webb

Traduit de l'anglais par Faustina Fiore

Flammarion – mai 2011

13 euros

Le livre commence à la façon de Petite Princesse de Frances Hodgson Burnett : une fillette dans un orphelinat londonien, mal nourrie et accablée de travaux, qui trouve encore le temps de protéger les plus jeunes... Très vite, l'héroïne Rose va quitter cet environnement mortifère et devenir femme de chambre dans une maison bourgeoise. Elle trouve peu à peu sa place au sein de la domesticité du magicien de la Reine, M. Fountain, et savoure les quelques avantages matériels qui en découlent. Les charmes et autres enchantements qui se promènent dans les pièces auraient tendance à l'effrayer, de même que la présence de Freddy, jeune apprenti sûr de lui, et d'Isabella, fille de la famille et petite peste. Rose ne se doute pas – ou ne veut pas savoir - qu'elle renferme en elle de grands pouvoirs magiques... Ils vont d'ailleurs lui servir pour enquêter à propos de mystérieuses disparitions d'enfants.

Le sujet ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de La Maison du magicien de Mary Hooper (Gallimard jeunesse, 2009, à partir de 13/14 ans). Mais contrairement au Docteur Dee, habile mystificateur, M. Fountain possède réellement des capacités surnaturelles. Faisant passer à l’arrière-plan les aspects sociétaux du Londres victorien, le roman peut alors légitimement basculer dans un registre fantastico-policier des plus agréables ; le lecteur en terrain connu se laisse porter par l’intrigue effrayante juste ce qu’il faut.

Les personnages sont tout mignons, suivis par un narrateur externe qui laisse de la place à chacun. Rose se révèle une héroïne extrêmement morale et modeste ; elle refuse de s’élever au-dessus des autres et aspire à une modeste normalité, sans doute parce qu’elle soupçonne que ses pouvoirs l’emmèneront sur des sentiers dangereux. Ceci dit, lorsqu’elle doit prendre ses responsabilités, elle n’hésite pas une seconde. Que dire de plus ? Le roman n’est pas très original, mais, traits d’humour et rebondissements bien dosés, il remplit brillamment sa fonction de détente pour des jeunes lecteurs, à partir de 9/10 ans.

Dans un deuxième tome, nous continuerons certainement le combat contre la sorcière miss Sparrow (ou son équivalent), et nous découvrirons quelques éléments sur le passé de Rose. Enfin c’est que Fantasia espère, parce qu’elle suivra évidemment les aventures de la petite magicienne en herbe !

 A lire l'avis enthousiaste de Radicale !

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Je crois que Sophie oublie de mentionner la présence empreinte de sagesse de Gustavus, superbe chat blanc aux yeux vairon, dont le pelage crépite d’étincelles magiques… Wonderful ! J’ai fait quelques recherches : Holly Webb est une grande amie des animaux.