Le Peuple des Minuscules

de Steve Augarde

traduit de l'anglais par Jean Esch

Albin Michel - collection Wiz - février 2011


Où une grande aide des petits...

 

Midge passe des vacances dans la ferme de son oncle. Au fil de ses promenades, elle découvre Pegs, un cheval ailé blessé par une machine agricole. Elle le soigne, et le reconduit dans les bois sauvages où il habite avec le peuple des Minuscules. Ces petits êtres sont très inquiets quant au devenir de leur forêt : l’oncle de Midge veut en effet vendre des terres pour que soient construits des immeubles…

 

Paru en 2003, Le Peuple des Minuscules est le premier tome d’une trilogie : The Various, Celandine, Winter Wood. Ce premier livre n’est pas que d’exposition, il adopte déjà la forme d’un conte : situation initiale stable, danger, épreuves, solution et retour à une stabilité - provisoire, cf le deuxième tome… On nage agréablement dans le merveilleux le plus classique : mini-licornes et animaux sauvages, petit peuple de fées (un poil acariâtres) vivant selon des principes écologiques et une organisation codifiée en tribus, jeune humaine innocente seule autorisée à partager leur secret face à des adultes qui ne comprennent rien. Une délicieuse atmosphère so british baigne le tout, observé par la lunette d’un narrateur extérieur d’une neutralité expresse mais d’une exactitude minutieuse.


J’aime bien retourner à des lectures purement enchanteresses, mais sur plus de 400 pages, il n’y a quand même pas énormément de rebondissements et on s’ennuie un peu face aux descriptions détaillées du quotidien. La collection, qui s'adresse habituellement à des adolescents, cible dans ce cas précis un lectorat plutôt de jeunes de 9-12 ans. Et puis, regret tout personnel, le roman n’offre pas d'autres illustrations que sa magnifique couverture dessinée par l'auteur... Certes, l'écriture de qualité stimule l'imaginaire par elle-même, mais on aurait bien vu des gravures de la forêt et des Minuscules... Un bon moment de lecture, féérique et sympathique, mais un peu long. Je suivrai quand même, au cas où !

 

 

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Fantasia déplore encore un meurtre de félidé page 363.

Elle ne dira rien de plus hors présence de son avocat !

 

 

D’autres petits bonhommes :

-          Les Minuscules de Roald Dahl, illustré par Patrick Benson (Gallimard, 1991)

Où les petits aident le grand…

-          Tobie Lolness de Timothée de Fombelle, illustré par François Place (Gallimard, 2006)

Où les héros sont seulement les petits…